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A l'extrême sud du Sahara, au Niger...
Chaque été, les femmes des
villages toubous effectuent un voyage de quatre mois. Armées de poignards,
emmenant leurs enfants, elles marchent deux semaines vers le Nord. Là, de
l'autre côté du Grand Erg de Bilma, se trouvent les oasis de palmiers dattiers.
Pendant un mois, elles récoltent les dattes, les font sécher, puis les
empaquètent. Ensuite, guidant leurs chameaux surchargés, elles traversent le
Sahara en sens inverse, à destination du marché de N'Guigmi situé à la
frontière du Tchad et du Nigeria. Le trajet dure trois semaines. Sur place, il
leur faut un bon mois pour vendre leur stock de dattes. Au total, elles
parcourent à pieds plus de 1500 kilomètres.
Seul le résultat compte : Grâce au revenu de la
vente, un foyer nomade peut acheter les vivres et les biens nécessaires à sa
survie pendant un an.
Pour autant, il serait faux de
croire que chez les Toubou les femmes ont un statut privilégié. Au contraire,
jusqu'à ce qu'elles se marient et aient leur premier enfant, elles n'ont aucun
statut social. En outre, elles n'ont pas les mêmes droits que les hommes et ne
disposent pas d'elles mêmes comme elles l'entendent.
Ce film dévoile la personnalité
des femmes Toubou en tant que « résistantes ».
A travers la caravane qui en est
le fil conducteur, ce film raconte le prix que les femmes sont prêtes à payer
pour leur indépendance.
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